Décès de notre ami et camarade Jacques Lebegue

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Hommage de René Lepeu (Ancien secrétaire de la catégorie), à son ami Jacques. –

Ma rencontre avec Jacques se situe au début des années 1950 chez Pigelet entreprise du labeur situé boulevard Voltaire à Paris. Aussitôt une amitié se lia entre nous avec la complicité d’André Roche et de Gérard Mauritius, tous les trois apprentis, Jacques lui venait de l’école Estienne. Quatre jeunes à l’époque du même âge. Tout de suite se forma une équipe de gais lurons.

Jacques était dingue de Jazz et du matin au soir sortait  de ses cordes  vocale les titres de l’époque des grands du jazz Ce qui nous a amené à créer un orchestre, Jacques interprétait  les derniers titres, Dédé Roche et Gérard Mauritius à la batterie sur casseroles ou tout ce qui pouvait faire du bruit et moi qui menais  la troupe avec mon manche à balai dans tout l’atelier, jusqu’au moment où le chef sifflait  la fin du concert. Jacques était particulièrement capable d’animer l’orchestre à lui tout seul, comme il était capable de présenter au micro les grands matchs de  boxe de l’époque et ce pendant une grande partie de sa vie professionnelle.

Les années ont passé pour nous dans la bonne humeur.Les anecdotes sont nombreuses, nous ne pouvons pas tous les énumérer. Nous étions les uns et les autres concernés par la vie syndicale et particulièrement de notre section, Un beau matin 1958, Julien Guérin ,secrétaire de notre section, viens solliciter Jacques pour faire son entrée en presse. Jacques lui fit remarquer que vu ma situation familiale mariée et père, il pensait que ce recrutement me concernait plus. C’était une belle et grande démarche de sa part, qui se soldât  par une entrée commune en presse. Entrée qui était le but convoité par tous.

Nous rentrons tous les deux à la SIRLO, puis chez SIMART rue du croissant, dans cette entreprise un événement se produisit. Deux licenciements sont envisagées par la direction, les deux derniers entrée Roger Dedame et Robert Lamanière. Roger ayant pris une importante responsabilité syndical et politique son licenciement me posait problème Je rencontre Julien Guérin et lui propose de prendre la place de Roger Dedame, pour les raisons évoquées,  celui-ci me répond qu’il peut être d’accord si je convaincs  un autre  camarade de prendre la place de Robert Lamanière. De retour à l’entreprise je pose la question à Jacques, celui-ci sans retenue accepte la proposition.

Et nous nous retrouvons tous les deux à la permanence pour deux à trois mois. Un bon matin ,une nouvelle fois nous nous retrouvons embauché ensemble aux IPR et ceci jusqu’en 1967, date a laquelle passant au secrétariat il me fallu être affecté à une autre entreprise. Les années passent, l’entreprise des IPR fermant  à leur tour, Jacques se retrouve une nouvelle fois avec moi au Monde.

On ne peut pas parler de Jacques sans parler de Jeanine qui fut toujours à ses côtés dans les bons moments mais aussi dans les plus difficiles.

Grosses bises à toi Jeanine et courage aussi bien sûr à tes enfants, petits-enfants et à toute la famille.

René

Hommage Jacques par Gilbert

 

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