Bulletin info l’imprimerie septembre 2013 N°4

Bulletin info l’imprimerie septembre 2013 N°4

 

Édito Par Laurent Bouyrie

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Dans notre dernier 4 pages, nous évoquions ceux qui ne profiterai pas des vacances, victimes du système libéral sans pitié dans lequel nous vivons. Depuis,nous sommes partis en congé et cela fait le plus grand bien. Contre toute attente,le soleil était au rendez-vous, la mer, la montagne, la campagne, tout est plus beau lorsque le ciel est bleu et pour peu que l’on se résigne à etteindre sa télé et son smartphone, on oublierait presque la misère qui nous entoure. Dans le journal local, on trouve quelques rendez-vous important, le feu d’artifice du 14 à 22h30, les sardinades du mercredi sur le port, ou le concours de cheval de trait avec le défilé de vieux tracteurs du samedi, c’est kitch mais c’est bon ! Et puis le 15 août, on retrouve avec une couronne d’épines sur la tête ceux quel’on avait quitté avant les vacances contre le mariage pour tous, c’est kitch et c’est con !
 
Les deux dernières pages du journal sont consacrées au chemin de croix de nos gouvernants, obligés de rester non loin de Paris, au Cap Ferret, sur l’île de Ré, en Corse, ou bien pire, à Versailles ! Le premier ministre, quant à lui, a du recevoir les gamins du SPF pendant une après-midi, rendez-vous compte,dans les jardins de Matignon.Faut-il rappelé que des bénévoles et notamment ceux du secours populaire du livre pas-sent des jours entiers avec ces mômes pour leur faire oublier que des gouvernements comme celui de mon-sieur Ayrault ont mis leurs parents sur “la paille”.
 
Les socialo-écolo ont profité de leurs congés pour nous concocter une loi sur les retraites digne de monsieur Woerth. Tout est fait pour laisser croire que les mesures prises sont inéluctables pour sauver le système de retraite et que leurs conséquences seront insignifiantes pour les salariés. Pas d’allongement des cotisations jusqu’en 2035 ! Pas de prolongement de l’âge de la retraite qui reste… à 62 ans ! Et puis finale-ment pas d’augmentation de la CSG. Celle des cotisations finit par passer pour une mesure sociale alors qu’elle va encore plomber le pouvoir d’achat des ménages. On ne touche pas aux exonérations pour le patronat, pas plus qu’aux dividendes et autres produits financiers des actionnaires. On enterrine la réforme Woerth-Fillon-Sark… Alléluia ! Une petite dose de pénébilité et tout le monde est content, on peut même s’inquiéter de lamine réjouie de certain leader syndicaux à la sortie de Matignon.
 
Dans notre profession mais pas seule-ment, nous savons que le travail de nuit,le bruit, le travail posté, etc, réduisent considérablement l’espérance de vie en bonne santé et nous devons travailler,avec nos CHSCT pour réduire la pénébilité pour les salariés. Nous devons, de front, mener une bataille pour qu’elle soit reconnue et prise en compte de manière collective dans notre branche.
 
Nos enfants quant à eux, doivent suivre des études de plus en plus longues et coûteuses pour avoir une chance de ne pas passer la moitié de leur vie à pôle emploi. Pour eux, une augmentation du nombre d’années à cotiser serait synonyme d’un travail à perpétuité, comme pour les femmes qui ont du interrompre leur carrière pour les mettre au monde et le plus souvent les élever.
 
La bataille que nous avons menée en 2010 fut intense mais nous ne l’avons pas gagné. Certain pensent que nous aurions dû bloquer le pays, d’autres que la mobilisation n’était pas suffisante, peut-être les deux. Quelques syndicats ont estimé qu’une telle réforme ne méritait pas d’arrêt de travail Cette fois encore, le débat aura lieu, doit on arrêter le travail ou non, et si oui, sommes-nous prêt à arrêter l’ensemble des quotidiens, payants ou non. Le gouvernement, avec l’aide de certain médias et syndicats, a entamé une campagne de désinformation pour démobiliser les salariés. La dernière manifestation contre le projet Ayrault a démontré qu’ils n’avaient pas encore gagné.
 
Mais si la mobilisation était importante,elle n’était pas à la hauteur des en jeux Nous vous invitons à débattre avec vos délégués sur la manière dont vous appréhendez l’avenir et les luttes à mener. En nous mobilisant, nous ne sommes pas certain de gagner mais en ne faisant rien,nous sommes sûr de perdre !

 

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